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Un rencontre marquante avec David Zuddas, chef de DZ’Envies

Entre Joël Cesari et David Zuddas il y a l’évidence d’une amitié de 30 ans que le temps n’efface jamais.

Infatigables créatifs, tous deux patriotes d’une région qui ouvre ses frontières à la gastronomie du monde, les deux chefs se ressemblent autant qu’ils se distinguent. Amis à la vie comme en cuisine, pour l’amour du goût.

« On s’est rencontrés lorsque David était second chez Jean-Paul Jeunet. C’était il y a trente ans, on ne s’est jamais quittés ». Lorsque parle de David Zuddas, talentueux chef touche à tout, sespropos et ses silences traduisent toute la sincérité de la relation qui les unit. « C’est vraiment quelqu’un de bien, il a une culture impressionnante de la cuisine, c’est un infatigable travailleur au grand courage, il a été le moteur de beaucoup de projets novateurs. C’est lui qui m’a initié à la cuisine moléculaire, m’a emmené aux réunions de l’association Générations C dont il a été président. »  Amoureux du goût sans concession, partisans d’une cuisine décomplexée, les chefs deet de partagent beaucoup, à commencer par leur proximité géographique. « David est à Dijon, à 45 minutes de Dole. Nous nous sommes retrouvés cette année encore, début juin, pour un quatre mains sur Le Brunch des Halles de Dijon, un joli challenge de 600 couverts ». Persillé de Bourgogne, truite du Jura basse température, entre leurs deux terroirs, les chefs ont accordé leurs couteaux dans un menu à toutes saveurs. C’est ensuite sur un stand du Sirha Green qu’ils ont fait démonstration commune. « Même si nous ne nous voyons qu’occasionnellement, nous sommes là l’un pour l’autre. Si j’ai besoin de lui, il arrive dans l’heure, s’il a besoin de moi, j’arrive mais par contre on ne sait pas toujours à quelle heure ! » s’amuse Joël Cesari. « On peut très bien rester deux ou trois ans sans se voir et rappliquer au premier coup de fil. J’ai même dédicacé son propre livre lors de l’inauguration de son établissement B comme Bon en 2009 !».

Complices de la première heure, partners in crime de la cuisine, les serial cookers Joël Cesari et David Zuddas sont de tous les « bons » coups. Avec eux, la gastronomie prend des couleurs, débride les goûts, mixe les influences et métisse les saveurs à l’image de leur amitié, entière et sincère.